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La 71ème édition du Prix Strega

Prix Strega - La Bibliothèque italienne

Par Gessica Franco Carlevero

Boire à la bouteille, ce n’est pas poli. Mais il y a des exceptions. Par exemple quand il s’agit d’un écrivain avec une bouteille de liqueur Strega.

Quand on voit la photo d’un écrivain italien avec une bouteille de Strega, alors c’est différent, et ça ne signifie qu’une chose : qu’il a eu le plus important prix littéraire italien.

Cesare Pavese, Alberto Moravia, Mario Soldati, Natalia Ginzburg, Umberto Eco, ou les plus récents Niccolò Ammaniti, Francesco Piccolo, Nicola Lagioia, sont certains des célèbres auteurs qui on eu l’honneur de boire l’ensorcelée gorgée de la victoire.

Le prix Strega a en fait une longue histoire. Fondé en 1947 par l’industriel Guido Alberti et le couple Maria et Goffredo Bellonci, le prestigieux Prix porte le nom de la liqueur Strega, mot qui signifie littéralement « sorcière ».

La première édition se célébra le 16 février 1947 et le prix fut attribué à Ennio Flaiano pour Un temps pour tuer (Tempo di uccidere).

Depuis 1986 le prix Strega est organisé par la fondation Bellonci.

Selon la tradition, « Gli Amici della domenica » (surnom du jury qui signifie « Les Amis du dimanche ») se réunissaient à Rome dans le jardin du Museo Nazionale Etrusco de Villa Giulia pour attribuer le Prix.

Pour l’édition 2017 la victoire est allée au jeune écrivain Paolo Cognetti pour son roman Le otto montagne Paolo Cognetti a aussi gagné la section Premio Strega Giovani.

Avec son roman Voci del verbo andare (Sellerio) l’écrivaine allemande Jenny Erpenbeck  a remporté le prix pour la section Premio Strega Europeo.

À l’occasion de la 71ème édition, La Bibliothèque italienne consacre un volet aux romans finalistes. Durant l’été on proposera les chroniques des cinq livres finalistes.

 

Paolo Cognetti, Le otto montagne (Einaudi)

Teresa Ciabatti, La più amata (Mondadori)

Wanda Marasco, La compagnia delle anime finte (Neri Pozza)

Matteo Nucci, È giusto obbedire alla notte (Ponte alle Grazie)

Alberto RolloUn’educazione milanese (Manni)

 

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