Italissimo, le festival de Littérature et Culture italienne à Paris

Par Laura Paoletti

Italissimo est le nouveau festival qui fait débarquer la littérature et la culture italienne en France et qui, du jeudi 29 mars au dimanche 2 avril 2017, a permis aux Italiens et aux Français de se rapprocher de la production littéraire du Beau Pays, en laissant celle-ci envahir doucement les rues de Paris, ses salles, ses universités.

Pour sa deuxième édition, le festival a vu des invités d’exception et des auteurs contemporains se rencontrer dans la capitale pour cinq jours de discussions et de découvertes.

L’objectif de ce festival est de valoriser le lien entre la littérature et les autres arts, en proposant des rencontres entre les plus importants représentants contemporains de l’écriture, avec des auteurs d’autres champs artistiques.

Après le succès de sa première édition, qui avait pour invité d’honneur Alessandro Baricco, les organisateurs ont décidé de porter le festival à cinq jours et d’élargir l’éventail d’auteurs.

Cette année, donc, c’est avec la présence exceptionnelle de Roberto Saviano, journaliste et écrivain engagé, que s’est ouvert le festival, avec une discussion sur l’éthique de l’écriture, et une intervention d’Antoine Garapon, magistrat, secrétaire générale de l’Institut des Hautes Études, producteur et animateur de l’émission radiophonique de France Culture.

Les festivités ont continué avec : la lecture spectacle de L’Amie prodigieuse d’Elena Ferrante par sa traductrice, Natalie Dessay ; des rencontres entre l’auteur Marcello Fois, romancier sarde, auteur de plusieurs romans policiers et son traducteur Jean-Paul Manganaro ; des conversations entre Sandro Veronesi, lauréat du prix Strega 2006 avec Chaos Calme, et l’écrivain français Yannick Haenel.

Une carte blanche à Erri De Luca, qui a hypnotisé le publique avec sa poétique de vie et sa métaphysique de la conditionne humaine.

Des débats autour du concept italien de famille, avec Michela Murgia et Alessandro Piperno, lauréat au Prix Strega 2012 avec Inséparables.

Une soirée dédiée à l’universitaire et écrivain Umberto Eco, où plusieurs auteurs français et italiens ont rendu hommage à cet homme de lettres disparu l’année dernière.

Puis, l’exposition du plasticien Emilio Isgrò, des films, des confrontations sur l’histoire de l’après-guerre italienne et les années de plombs, des rencontres à la découverte des nouveaux visages de la littérature contemporaine.

boulet zerocalcare

Zerocalcare et Boulet

Et enfin, un clin d’œil au neuvième art avec les portraits décalés de deux auteurs de bandes dessinées : Zerocalcare et Boulet.

Le premier, auteur du récit-reportage Kobane Calling s’est confronté à son maître, comme lui-même le définit, Boulet, pour un échange autour du processus du dessin et de la création des personnages et des histoires qui ont fait connaître ces deux dessinateurs au grand public.

Leur imaginaire, leurs points en commun, l’autodérision présente, et la place que la littérature de la bande dessinée (historiquement décidément plus importante en France) commence à prendre aussi en Italie.

Un beau carrefour d’idées et de rencontres donc dans ce festival, riche en événements qui nous rendent impatients de voir arriver la prochaine édition 2018.

Pour se questionner aussi sur le rôle et l’évolution de la littérature italienne à l’étranger et l’influence entre ceux deux mondes de l’écriture, l’italien et le français.

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