Fable d’amour, d’Antonio Moresco

Par Laura Paoletti

Fable d’amour, un lieu fantastique – cela ne pouvait pas être autrement – où il règne un amour hors du commun : hors des règles de la vraie vie et hors des règles des fables aussi.

Il y a la princesse, une fille merveilleuse, jeune, douce et belle. Mais le prince charmant est un peu différent de celui auquel nous sommes habitués. C’est un vieux clochard qui ne se rappelle plus de rien.

La rencontre, comme ils s’approchent l’un de l’autre, puis leur histoire, et la société autour – celle des clochards surtout ! –, qu’en penser ? Est-ce moralement acceptable ? Est-ce psychologiquement possible ? La fille, tout simplement parfaite, lui, vieux, sale, perdu, inexistant. Avec une écriture tellement simple qu’elle semble être une écriture enfantine, chargée en même temps d’une profondeur puissante, Moresco nous plonge dans un conte où réalité et rêve s’entremêlent, où le vrai monde et un monde surréel se tiennent la main.

Une scène magnifique, une vraie peinture du Caravage mêlée au plus doux des gestes intimes : celle dans laquelle la fille lave le vieux monsieur.  

Bibliographie française
MORESCO, Antonio, Fable d’amour, traduction de Laurent Lombard, éditions Verdier, 2015, 128 pages.

Bibliographie italienne
MORESCO, Antonio, Fiaba d’amore, Mondadori, 2015, 155 pages.

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