Conversation avec Chiara Gamberale

Par Stefania Meneghella

Chiara Gamberale a écrit son premier novel Una vita sottile en 1999. Elle collabore avec le journal La Stampa et avec le magazine Vanity Fair. Ses romans les plus importants sont Per dieci minuti (Dix minutes par jour), Avrò cura di te (qu’elle a écrit avec l’écrivain Massimo Gramellini) et Adesso (Maintenant). En 2017, a été publié Qualcosa, son nouveau roman, une fable pour adultes.

D : Où as-tu trouvé l’inspiration pour ton roman Qualcosa ?

Qualcosa, Gamberale- La Bibliothèque italienneR : L’inspiration naît à l’endroit où tous mes livres sont nés : dans une urgence émotionnelle qui se transforme en un défi formel et qui, maintenant, s’est transformé en un genre nouveau : la fable pour adultes.

D : Selon toi, quel est le fil qui relie Quelque chose et Rien ? Pouvons-nous nous sauver nous-mêmes de cette lutte incessante de l’âme ? 

R : Nous pouvons la gérer, mais nous devons cheminer, comme la protagoniste de mon roman l’a fait.

D : Je qualifierais ton roman de roman de l’âme. Pendant l’écriture, comment as-tu réussi à entrer si profondément dans les pensées de toutes les personnes au monde ?

R : D’abord, merci beaucoup. Je crois que le secret se trouve dans cette urgence émotionnelle. Pasolini disait que rien ne peut être nécessaire pour le lecteur s’il n’y a pas d’abord de nécessité chez l’écrivain.

D : Au départ, le Rien semble être un élément négatif : être dans l’ombre et ne pas vivre entièrement le monde. Puis, il devient un élément nécessaire. Quel est le rôle que le Rien a dans ta vie et à quel point peut-il être important pour la réalisation de nos rêves ?

R : Il a un rôle fondamental. Grâce au Rien, je peux être en contact avec mes passions, ce qui est très important pour chaque personne, pour réaliser nos rêves et, surtout, pour les comprendre.

D : Dans ton livre, il y a aussi l’insertion implicite de Facebook (qui est un réseau social très important aujourd’hui). Selon toi, comment pouvons-nous échapper à ce désir d’apparaître et de nous réfugier dans un monde virtuel ?

R : Je pense que nous devons devenir sévères avec nous-mêmes pour nous en défendre. Nous pouvons avoir des règles (par exemple, regarder les réseaux sociaux trois fois par jour). Internet peut être très dangereux.

D : Comme peux-tu décrire le lien entre Principessa Qualcosa et Cavalier Niente ?

R : C’est un lien qui est capable de donner un sens profond à leur existence.

D : Quel est le message principal que tu as voulu transmettre au lecteur ?

R : Le message se trouve dans les mots du Cavalier Niente : c’est le fait d’être au monde la vraie aventure.

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